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Ce Rite est
encore peu connu et mal connu bien souvent. Pour notre part 7 de nos Loges le
pratiquent, ainsi que deux Loges d’études. Il naquit à Lyon en 1778 au Convent
National des Gaules et repose en tant que Rite dans une continuité de la Maçonnerie Française
du XVIIIe siècle. Il provient de ce que l’on qualifie la Maçonnerie des Modernes
Par différence avec la
Maçonnerie des Anciens regroupant celle-ci le REAA et le Rite
Anglais, style Emulation.
Sur cette base
il faut adjoindre la structure pratiquée par la SOT, mais uniquement sous cet aspect
d’organisation du Rite, et puis une autre composante s’adjoindra, une doctrine
martinésiste ayant pour référence les enseignements de Martines de Pasqually. Ce
sont peut-être ses multiples composantes qui le font apparaître comme difficile
d’approche.
Jean-Baptiste
Willermoz ayant par ailleurs une connaissance complète de la maçonnerie de son
temps, architectura ce long travail et sut le mener à son terme. Le RER est le
premier Rite maçonnique qui vit le jour en France; il est le plus ancien, mais
aussi il est un système complet monobloc. Il constitue ainsi une réelle
progression dans le parcours initiatique. Il est complété par une dimension
chevaleresque qui prend place dans son Ordre Intérieur.
L’ensemble sera
définitivement approuvé au Convent de Wilhelmsbad en 1782 et ses rituels
formalisés.
Nous disposons
aujourd’hui non seulement de ceux-ci mais aussi de nombreux documents,
instructions qui permettent de restituer pleinement la cohérence de l’ensemble.
Avec la Révolution Française,
le Rite disparaît peu à peu. Jean Baptiste Willermoz (1730-1824) très âgé se
retrouve isolé et seul. Le RER subsistera en Suisse, ultime Conservatoire.
Le réveil se
produira en 1910 en France au sein du Grand Orient de France par la volonté du
Frère Edouard de Ribaucourt (Le Centre des Amis) ; il reçoit de la Préfecture de Genève la
communication des quatre grades symboliques. L’Ordre Intérieur, lui est
réveillé en 1935 par Camille Savoire.
En quelques
dizaines d’années le RER est présent dans un grand nombre d’Obédiences par ses
Loges symboliques, mais aussi par les structures de l’Ordre Intérieur.
Pour notre part,
les Grands Prieurés Unis des Trois Provinces qui réunissent les Grands Prieurés
de Neustrie, d’Aquitaine et de Bretagne ont en charge les C.B.C.S., les Ecuyers
Novices et les Maîtres Ecossais de Saint André, de ces structures.
Une Convention
est établie entre ces Grands Prieurés et les Loges Bleues Rectifiées de notre
Fédération. Sur un plan général, le fait du travail de nos Loges d’études et de
recherche nous permet de donner un sens de complémentarité et ainsi de
comprendre mieux l’évolution, l’architecture, le pourquoi de tel détail et de
ne pas opposer tel Rite à tel autre. Cela est particulièrement vrai pour la
compréhension de ce rite au contenu si complexe.
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