| Déclaration de principes |
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Article INous considérons la Franc-maçonnerie comme étant de nature spirituelle et traditionnelle. Elle a pour but la transformation initiatique de ses membres par la réception du message de Lumière et d'Amour que, depuis son origine, la tradition maçonnique a symboliquement identifié à l'Evangile de Jean, et par la pratique rigoureuse des usages, des rites et des cérémonies maçonniques. Cette transformation doit, et ne saurait s'opérer effectivement, que dans un climat de tolérance, de modestie, de modération, de discrétion, de loyauté absolue, de calme et de courtoisie. Elle doit notamment se refuser à toute activité dans le domaine confessionnel et politique, ce qui est une source abondante de mésentente et de conflits entre ses membres. Les Maçons se doivent également d'observer une grande décence dans leurs propos et de s'abstenir de tout excès susceptible de modifier et d'altérer leur comportement Article IIL'entraide a toujours été une des grandes règles de la Franc-Maçonnerie. Elle exige cependant d'être exercée avec beaucoup de discernement. Elle doit notamment se limiter aux services qui allègent les difficultés réelles que rencontrent les uns et les autres au cours de leur existence et ne jamais devenir une sorte d'association matérielle ou de complicité pour le profit. Article IIILa bienfaisance est aussi un des buts les plus anciens de la Franc-Maçonnerie. Elle se distingue de l'entraide en ne se limitant pas aux membres de l'Ordre. Elle est pratiquée soit par les Loges, soit individuellement par leurs membres. Les maçons constatent qu'en l'état actuel des sociétés humaines, la détresse, la misère, la souffrance, les malheurs du monde et l'inégalité en tous domaines ne cessent de s'aggraver alors que la vocation essentielle, primordiale et fondamentale de l'homme devait laisser espérer le contraire. Or l'authentique bienfaisance se révèle à nous dans la totalité de son ampleur. L'humain peut s'éveiller, s'accomplir et commencer de réaliser son destin en compensant et dépassant les aléas issus de la société, de la nature, de la culture et de l'égoïsme multiforme. La vérité de la bienfaisance est là : au secours de toutes les souffrances, au service de la dignité morale et matérielle des êtres, en témoignant par la pensée, la parole et l'action d'un autre ordre humain et spirituel dont l'amour fraternel est la priorité absolue, la valeur suprême. Article IVParmi les dangers qui menacent la vie initiatique des Loges, la recherche des honneurs et les rivalités qui en résultent doit certainement être considérée à l'égal des plus graves. La hiérarchie, qui est une des structures naturelles de la franc-maçonnerie, peut en effet tenter des Maçons plus soucieux d'apparence que de réalité, plus désireux d'exercer une autorité illusoire que d'assumer pleinement des charges et des responsabilités. Les aptitudes de tous peuvent ainsi apparaître clairement et les listes des Officiers à élire chaque année ne doivent être établies que dans le seul intérêt de la Loge et du rite, et jamais dans un esprit de complaisance ou de concession à une vanité trop humaine. Il n'y a d'ailleurs pas d'exemple qu'un Frère désireux de servir la Maçonnerie, ne puisse y parvenir pleinement dans la limite de ses capacités. Article VConstatant que le pluralisme des rites est une réalité maçonnique qui doit être admise. Nous pensons qu'à travers ce pluralisme des rites une recherche initiatique méthodique et prudente doit permettre de retrouver l'essence traditionnelle de la Maçonnerie, ce que nous développons au sein de nos Loges d’Etude et de Recherche, préoccupation essentielle de la L. N. F. Les rites ne s'excluent pas, ils se complètent. Un Maçon peut pratiquer plusieurs rites mais il faut dans ce cas qu'il s'abstienne soigneusement de les mêler par ignorance ou par un désir irréfléchi de bien faire. Nous nous sommes attachés historiquement aux trois rites suivants, dans le respect absolu de leurs textes fondamentaux:
Chacun de ces trois rites comporte un ou plusieurs grades complémentaires qui sont conférés dans des organismes nettement distincts des Loges symboliques et de leur fédération. Article VIDe même, la diversité obédientielle nous semble une donnée irréversible de la tradition maçonnique française dont tous les francs-maçons, quelle que soit leur appartenance, sont les héritiers. Nous ne considérons pas ce pluralisme comme un champ de concurrence ni comme une occasion de querelles. Ouverts à la différence et soucieux de partager, nous souhaitons au contraire occuper notre place dans le paysage maçonnique en préservant notre identité et nos principes, dans le respect fraternel des obédiences qu’animent les mêmes sentiments. Article VIIEnfin, sans prétendre à une quelconque filiation
historique ni revendiquer la moindre préséance, mais pour témoigner de notre
souci de nous inspirer d’une longue et vénérable tradition, nous avons adopté
les armes accordées en 1472 à la Compagnie des Maçons de Londres et sa plus ancienne devise :
«God is our Guide », «Dieu est notre guide », qui doit symboliquement
s'entendre dans tous les sens, et notamment dans le sens légendaire tiré de la
tradition biblique, en se souvenant que l'Eternel sur le Sinaï guida Moïse en
lui donnant tous les plans du Tabernacle, qui devait lui-même être le modèle du
Temple élevé à Jérusalem sous les ordres du Roi Salomon, avec l'aide du Roi
Hiram de Tyr et le précieux concours d'Hiram Abif. Conseil National
20.09.05 |